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Affaire Christophe Dalmasso : le revirement d’un témoin clé

mercredi 15 octobre 2014

Le 2 septembre 2003, Christophe Dalmasso, 37 ans, disparaissait à Nice. Des fragments du corps de l’homme d’affaires cannois n’étaient retrouvés que onze mois plus tard, en baie de Cannes et à Golfe-Juan. Depuis, sa mère Renée, ses frères Jean-Luc et Laurent sont hantés par la même question : qu’est-il arrivé à Christophe ?

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L’article de Nice-Matin

L’enquête, qui a duré 5 ans, n’a pas permis d’y répondre. En mars dernier, le procès d’Edno Borba da Silva, un Brésilien de 35 ans, ex-petit ami de Lucie Dalmasso [1], la fille adoptive du défunt, n’a pas permis de découvrir la vérité.

Après dix jours d’audience, la cour d’assises des Alpes-Maritimes décidait que l’affaire ne pouvait être jugée en l’état, à la lumière de nouveaux éléments apparus lors de l’audience. La cour ordonnait un supplément d’information, confié à la juge d’instruction Catherine Bonnici également saisie d’une réouverture du dossier sur charges nouvelles. En attendant les conclusions des investigations, effectuées par l’antenne niçoise de la direction interrégionale de la police judiciaire de Marseille, l’accusé Edno Borba Da Silva était remis en liberté et placé sous contrôle judiciaire.

Mais cet été, l’enquête a pris un tournant inattendu avec les déclarations d’un dernier protagoniste, Wissem Kraiem. Ce jeune Tunisien affirme que, le 2 septembre 2003, le Brésilien lui aurait demandé de l’aider à transporter des sacs de gravats, contenant le corps de Christophe Dalmasso, à la déchetterie de Vallauris. Le témoin a aussitôt été mis en examen pour complicité de meurtre et écroué à Luynes.

Aveux inattendus
Ces révélations ont amené la juge à demander la réincarcération de Borba Da Silva. Demande rejetée par la cour d’appel, hier, à Aix.

« La course range sans ambiguïté à ce que nous, avocats de la défense, attendions avec fermeté » indiquait hier Me Christian Di Pinto.

« Absolument rien ne pouvait justifier une telle demande de réincarcération » selon Me Philippe Soussi qui dénonce « l’acharnement dont est victime Edno Borba Da Silva » et qualifie de « farfelues et invraisemblables » les déclarations du témoin. « Rocambolesques » selon les mots de l’avocate de la famille Dalmasso Me Valérie Rossi, qui fustige « une lecture rapide du dossier ».
Mathilde Tranoy

[1] Lucie Dalmasso, après avoir été mise en examen et incarcérée car considérée un temps comme l’instigatrice du meurtre, avait bénéficié d’un non-lieu.

Publié le mercredi 7 octobre 2009
par Mathilde Tranoy