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Les expertises du Docteur Gérald Quatrehomme

jeudi 23 octobre 2014

Le 9 novembre 2009, le Juge d’instruction désigne le Docteur Gérald Quatrehomme en qualité d’expert judiciaire. Cet expert, médecin légiste et anthropologue, examine les restes du corps de Christophe Dalmasso. Dans son précédent rapport du 16 février 2005, il était parvenu à la conclusion que la cause de la mort était indéterminée et que : « le morcellement du corps n’évoque […] pas un dépeçage du corps mais un morcellement progressif post-mortem dès lors qu’aucune lésion par arme blanche, même minime, n’a été mise en évidence sur les parties molles disponibles, ni sur les surfaces articulaires des jointures ».
Cette fois-ci, il est demandé à l’expert de dire, connaissance prise des déclarations de Wissem Kraiem, si la version selon laquelle le corps avait été découpé de manière à pouvoir être transporté dans cinq ou six sacs-poubelle est crédible.
Au terme de son rapport déposé le 14 décembre 2009, le Docteur Gérald Quatrehomme confirme que les restes disponibles ne montrent aucune trace de dépeçage. Néanmoins, cela ne permet pas d’exclure des découpes sur d’autres parties du corps. Selon l’expert, le scénario consistant dans les opérations suivantes : dépeçage du corps dans la baignoire, parties du corps mises dans des sacs-poubelle doublés ou triplés, transport des sacs en voiture, sacs jetés dans un ravin, est compatible avec ses constatations anthropologique. La rigidité cadavérique étant acquise au bout de douze heures, un délai de moins de quatre heures pour commencer le dépeçage est donc vraisemblable. L’absence de sang dans l’appartement est compatible avec une découpe effectuée dans la baignoire, « bien que ce ne soit sans doute pas très aisé », et avec l’utilisation de sacs-poubelle étanches. L’expert ajoute que les traces de fragmentation observées sur le haut du crâne et sur le tibia gauche du corps de Christophe Dalmasso peuvent résulter d’un choc ou d’un éclatement au moment du décès comme d’un choc post-mortem, au moment de la chute des sacs dans le ravin.